La 1ère école d’été internationale « ville, territoire, économie circulaire » réunit du 16 au 30 juin les universités et centres de recherche de l’ULB (Université Libre de Bruxelles), Paris-Est, Genève et l’Institut EDDEC. Le programme de formation sur l’économie circulaire urbaine a débuté à Montréal, l’une des 3 métropoles francophones choisies pour le dynamisme de ce secteur.

« Partant de l’observation directe de trois métropoles francophones - Montréal, Paris et Bruxelles - et la rencontre avec les acteurs locaux, l’école vise à former les futurs champions de l’économie circulaire urbaine dans les domaines de l’urbanisme, de l’architecture, de l’aménagement du territoire, de l’économie urbaine, et du développement durable » (Université de Montréal, Faculté d’aménagement, École d’urbanisme et d’architecture de paysage, https://urbanisme.umontreal.ca/lecole/nouvelles/nouvelle/news/detail/News/ecole-dete-internationale-sur-leconomie-circulaire-1/).

Montréal apparaît ainsi comme l’une des villes d’avant-garde, oὺ l’économie circulaire connaît un développement remarquable : les initiatives et projets d’urbanisme transitoire y ont notamment trouvé un terreau favorable, avec des acteurs représentatifs de la dynamique de la ville (institutions publiques, citoyens et groupes communautaires, entrepreneurs, artistes, etc.).

Cinquante étudiant.e.s et professionnel.le.s internationaux ont donc visité ce 18 juin le Projet Young, rencontré ses divers acteurs et partagé leurs (nombreux) questionnements avec Philémon Gravel, Directeur de l’Aménagement et Cofondateur d’Entremise.

Selon ce dernier, l’importance de ce genre d’expérience est fondamentale pour les acteurs du secteur :

« Les nouvelles pratiques en urbanisme transitoire se développent différemment en Belgique, en France et au Canada et ces précieux moments d'échange avec nos homologues internationaux ont permis de mettre en perspective nos approches respectives, de discuter de nos enjeux communs et de comparer nos processus de mise en œuvre de projet. Mais plus que tout, c'est l'occasion de tisser des liens avec des organisations qui partagent nos valeurs et notre vision d'une ville partagée, durable et engagée ».

L’intérêt soutenu exprimé par les étudiants et cette visite constituent une reconnaissance de l’impact du Projet Young, comme catalyseur de changement vers une ville inclusive, à travers la valorisation du patrimoine bâti et du droit à la ville, mais aussi une économie soucieuse de l’optimisation des ressources, ainsi que de la participation des individus et des communautés au développement social et économique. Pour les chercheurs et professionnels, l’expertise d’Entremise, concrétisée dans le Projet Young, fait de l’OBNL un acteur incontournable et pionnier à Montréal.

 « Le principe de l’école d’été est d’être immersive et d’envoyer les participants au plus près du terrain. […] il me paraissait donc important de montrer ce qui se passait à Montréal à travers l’action d’Entremise », affirme Franck Scherrer, professeur à l’École d’urbanisme et d’architecture de paysage de l’UdeM.

Les étudiant.e.s ont aussi rencontré, par petit groupe, les différents organismes du Projet Young qui œuvrent dans la ville, le territoire et l'économie circulaire, comme MR-63 (https://mr63.ca/leprojet/), Manœuvres (https://www.manoeuvres.info/), SAESEM (http://saesem.org/en/homepage/) et Oxia (https://oxia-initiative.com/).

L’École poursuivra son observation auprès d’acteurs locaux incontournables de l’urbanisme transitoire : le Bâtiment 7 (www.batiment7.org), puis à Paris avec les Grands Voisins (https://www.plateau-urbain.com/les-grands-voisins), projet du Plateau Urbain, homologue d’Entremise, et aux Casernes d’Ixelles (Projet See Uhttps://www.see-u.brussels/) à Bruxelles.