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Lundi 29 juillet 2019 - l’humanité a épuisé les ressources que la nature peut régénérer en un an et vit désormais à crédit pour le reste de l’année. Ce jour du dépassement mondial arrive de plus en plus tôt dans l’année.

La préservation de l’environnement et des ressources de la planète est plus que jamais d’actualité. La question d’un autre modèle économique de production et de consommation se pose. Les citoyen.ne.s, et notamment les jeunes générations, expriment leurs préoccupations face à ces enjeux et ont clairement conscience que le changement passe par eux  au quotidien. De même, de plus en plus d’entreprises et de professionnels se questionnent sur l’impact de leurs activités et intègrent progressivement de nouvelles façons de faire, des pratiques et modèles d’affaires plus durables et responsables. 

L’économie circulaire souhaite répondre à ces problématiques, car elle vise à réduire les besoins humains en ressources, en optimiser l’utilisation, et donc sortir du modèle linéaire néfaste « extraire-produire-consommer-jeter ».

Le cours en ligne de l’Institut EDDEC « Économie circulaire, une transition incontournable », qui a eu lieu du 27 mai au 22 juillet, sur la plateforme Edulib, permet de se familiariser avec ce concept.

Mallory Wilson, Directrice générale et Cofondatrice d’Entremise, a mis à profit l’expertise en urbanisme transitoire de l’organisme dans le module 4 de ce cours, intitulé « Déployer l’économie circulaire sur un territoire », mis en ligne le 8 juillet.

Le monde d’aujourd’hui est avant tout urbain : 54 % de la population mondiale vit dans des villes et zones urbaines. En 2050, ce sera 66 % de la population mondiale. Les villes concentrent la population, les activités économiques, mais aussi les besoins en ressources : c’est là que se trouve la plus forte consommation de ressources matérielles et énergétiques, la pression sur l’environnement y est donc très importante. Le cœur du modèle économique actuel repose donc principalement sur les zones urbaines, consommatrices, mais aussi « gisements de ressources matérielles, énergétiques, sociales et intellectuelles » (Source : http://experimentationsurbaines.ademe.fr/index.php/economie-circulaire-et-urbanisme/de-quoi-parle-t-on/). C’est pourquoi elles constituent le territoire de déploiement par excellence de l’économie circulaire.

Le module 4 aborde ce rôle primordial du territoire :  dans les villes, le flux le plus important est celui des matériaux de construction (travaux publics, bâtiments, etc.), l’aménagement du territoire et l’urbanisme peuvent alors servir les objectifs de réduction de l’utilisation des ressources matérielles et d’amélioration de la gestion des déchets, comme par exemple le réemploi des matériaux ou d’espaces urbains abandonnés.

Mallory Wilson nous explique dans la vidéo sur « Le réemploi des bâtiments et l’urbanisme transitoire » ce qu’est l’urbanisme transitoire et comment la mission d’Entremise s’insère dans l’économie circulaire. À Montréal, il y a plus de 900 bâtiments vacants. L’urbanisme transitoire permet de valoriser le patrimoine, les espaces et bâtiments existants, pour des usages adaptés aux besoins locaux.

À travers la promotion et la pratique de la régénération urbaine, Entremise s’appuie sur la valeur d’usage de ces bâtiments existants, comme les bureaux, lieux de culte, bâtiments publics abandonnés ou négligés, avec le réemploi des matériaux et espaces. Cela permet alors de réduire les besoins et l’empreinte écologique de la construction : il faut environ 80 ans à une nouvelle construction pour compenser son empreinte (Source: https://forum.savingplaces.org/viewdocument/the-greenest-building-quantifying, The Greenest Building: Quantifying the Environmental Value of Building Reuse).

Entremise promeut également la collaboration entre acteurs : il s’agit de co-créer la ville avec les experts et les divers acteurs de la ville, citoyens et groupes communautaires, notamment les usagers des espaces et bâtiments, pour des projets urbains durables. Le Projet Young en est une belle illustration : il offre des espaces abordables à une vingtaine d’organismes communautaires et entrepreneurs sociaux dans le quartier de Griffintown.

Pour Entremise, pouvoir étendre cette approche de l’urbanisme transitoire aux autres villes du Canada participe à des villes engagées, partagées et durables. L’urbanisme transitoire contribue ainsi à la ville de demain.

*MOOC Massive Online Open Course

Pour en savoir plus sur l’économie circulaire, la chaîne de l’Institut EDDEC contient des petites capsules vidéo :

https://www.youtube.com/channel/UCE-NPJ5fGDcgq8_Bh4Oh39A